Slow Food

Le Slow Food est un mouvement international qui a pour principal objectif de sensibiliser les citoyens à l’écogastronomie et à l’alterconsommation.

http://www.leparisien.fr/economie/consommation/slow-food-carlo-petrini-le-pape-de-la-bonne-bouffe-19-04-2018-7672836.php

Ci-dessous un article paru sur le blog en 2016…

SFood

NE VOUS FIEZ PAS À SON LOGO, LE SLOW FOOD NE PRÊCHE PAS POUR UNE CONSOMMATION ACCRUE DE GASTÉROPODES. C’EST UNIQUEMENT À LA LENTEUR LÉGENDAIRE DE L’ESCARGOT QU’IL FAIT RÉFÉRENCE. LE SLOW FOOD EST UN MOUVEMENT QUI PRÔNE AVANT TOUT PLAISIR GUSTATIF ET RESPONSABILITÉ VIS-À-VIS DES PRODUCTEURS ET DE L’ENVIRON-NEMENT.
Par Sophie Parmantier (Active Magazine Janvier 2013)

En 1986, l’oncle McDonald’s s’apprête à installer une succursale sur la splendide Place d’Espagne, un site historique de Rome. Devant ce qu’ils considèrent être une inadmissible avancée de la malbouffe en terre d’Italie, le chroniqueur gastronomique Carlo Petrini et ses collègues de la société gastronomique Arcigola jettent alors les bases du mouvement Slow Food. Avec humour et intelligence, ils convainquent une brochette d’artistes et d’intellectuels italiens de se joindre à leur projet. Après tout, l’Italie est le berceau de la grande cuisine européenne. La cuisine française lui est même redevable de ses lettres de noblesse. Chacun appréciera… Carlo Petrini élabore le concept du Slow Food comme une boutade. Mais l’idée fait si bien son chemin qu’en 1989, Slow Food devient une organisation internationale à but non lucratif qui dénonce la standardisation du goût des aliments, les effets dégradants de l’industrie agroalimentaire et la culture de restauration rapide.

Du local au mondial
Gastronomie et politique seraient intimement liées. C’est pourquoi l’association monte au créneau sur les questions agricoles et écologiques au niveau mondial. Ainsi, Carlo Petrini, himself, participe en 2011 à la révision de la Politique Agricole Commune. Défense de la diversité, de l’artisanat, promotion d’un raccourcissement des chaînes de production, voilà quelques-uns des enjeux essentiels pour l’association. Et surtout, garder la liberté de choisir son alimentation. Le bio, “oui, mais ça ne fait pas tout» rappelle Caroline, «le côté local et de saison est primordial. Manger une mangue bio du Pérou en décembre ô Genève, ça n’a aucun sens»

Mangez engagé!
Concept également connu sous le nom de «écogastronomie», sa devise se résume à « Bon, propre et juste ». Bon, en référence au plaisir suscité par les qualités organoleptiques d’un aliment, mais aussi par la sphère complexe des sentiments des souvenirs, découlant de la valeur affective accordée à la nourriture ; propre, parce que produite dans le respect des écosystèmes et de l’environnement ; juste, puisque conforme aux concepts de justice sociale sur les lieux de production et de commercialisation.
Pour atteindre ces objectifs, les créateurs de Slow Food estiment qu’il faut ralentir la cadence: prendre le temps de bien choisir ses aliments, de les connaître, de les cuisiner convenablement et de les savourer en bonne compagnie. D’où l’escargot !
Il est donc question de manger durable, mais pas seulement. La notion de goût et de sa diversité est fondamentale. Cependant, Caroline Abu Sada, présidente de l’association à Genève, se défend de présider un simple club de goût : “Il y a une notion sociale forte, à savoir la convivialité et le partage des plaisirs de la table tous niveaux socio-professionnels confondus’:

Genève n’est pas à la traîne
Le mouvement associatif, organisé en conviviums – comprenez des groupes locaux, – s’accélère à mesure que la malbouffe progresse. On en compte une quarantaine en France, la grande majorité implantée dans le sud (Montpellier, Toulouse, Avignon, Lyon), 17 en Suisse. Chaque convivium organise ses propres activités : repas, dégustations, visites de fermes, conférences, ateliers de formation du goût, etc. Celui de Genève, fondé en 2003, est particulièrement actif. Les actions menées sont autant de pistes de réflexion pour ses membres. Une dégustation d’absinthe chez le producteur poussera à réfléchir sur l’appellation AOC, la présentation d’un documentaire sur la question de la souveraineté alimentaire… Les projets affluent ! Pour exemple, la création de produits «Sentinelles» ancrés dans un terroir et menacés de disparition comme à Genève, le Vacherin fribourgeois entre autres. L’association Slow Food réfléchit à ses problématiques locales : comprendre le rôle de Genève dans la spéculation des matières premières, mais il agit aussi : la création d’un jardin potager éducatif pour une école à Meyrin est en cours. On leur souhaite quelques escargots pour maintenir l’éco système! •
+ d’infos sur
http://www.slowfood.com/network/fr/

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